samedi 20 novembre 2010

Magnifique hommage à Jean Le Bitoux !



La salle 500 était bondée, pour découvrir le documentaire sur le grand militant que fut Jean Le Bitoux ! L'émotion était palpable, aussi bien du côté des réalisateurs qui présentèrent humblement le fruit de leur travail, que de celui de notre Présidente Pascale Ourbih, qui avait dit toute sa fierté d'avoir la primeur de ce documentaire pour la 16ème édition du Festival !
Film riche, rapide, qui évoque parfaitement la sur-activité de cet homme qui n'avait qu'une obsession : la libération des gays et des lesbiennes.
Images d'achives rares, montage judicieux, ludique, et bande son pop ou disco... et en fil conducteur, une interview filmée de Jean, où la grâce, l'érudition, l'ôpiniatreté de notre père à toutes et tous, ont la part belle.
Le Gai Tapant est un très beau documentaire !

Hugues DEMEUSY

vendredi 19 novembre 2010

Dimanche, beau programme pour la clôture de Chéries-Chéris !


/14H30/
LES GARÇONS DU LIDO - Salle 300

Louis Dupont filme les coulisses du Lido et s'attarde sur les corps des Boys...
Le troisème volet de sa Trilogie sur le Corps Masculin !

Projection suivie d’un débat. Rencontre avec Louis Dupont et l’équipe du film








/15H00/
THE SECRET DIARIES OF MISS ANNE LISTER - Salle 500

Le journal filmé de celle qui fut la première lesbienne moderne : Anne Lister !







/16H15/
NOS JOURS LÉGERS - Salle 300

Un film allemand de Youri Garaté, avec Marcel Schlutt !







/18H45/
COURTS 3 : UN AVENIR RADIEUX
- Salle 300
Des courts gays et lesbiens fous et optimistes !

En présence des réalisateurs !






/21H00/
CONTRACORRIENTE - Salle 500

Un très beau film péruvien pour la clôture du Festival !


Les programmes sont sur le site de Chéries-Chéris !




Les temps forts de votre samedi !

/14H30/
EN 80 JOURS - FICTION LESBIENNE
Axun, 70 ans, est appelée par l'hôpital pour prendre soin de l’ex-mari de sa fille grièvement blessé dans un accident de voiture. À sa grande surprise, la femme qui veille l'autre patient dans la même chambre d'hôpital se révèle être Maïté, sa meilleure amie d’enfance. Elles ne se sont pas vues depuis plus de 50 ans. Axun s’est mariée et a vécu dans une ferme, tandis que Maïté a parcouru le monde, affirmé son orientation sexuelle, et maintenant, après avoir eu une carrière réussie de professeure de piano, elle est revenue à Saint-Sébastien pour prendre sa retraite. Axun questionne Maïté sur ses propres sentiments. Leur relation adolescente était-elle plus que de l'amitié ? Où est la ligne étroite qui sépare amitié et désir ?
SALLE 500




/14H45/
TERZA PERSONA - Documentaire sur la vie difficile d'un trans MtoF en suisse italienne.
Salle 100




/16H30/
CARTE BLANCHE QUEER ZAGREB -
Le festival pluridisciplinaire Queer Zagreb nous permet très amicalement de découvrir ces courts et moyens métrages croates.

+ http://www.queerzagreb.org/
SALLE 100





>/16H45/
LE SECRET D'ANTONIO -
Antonio est un garçon de quinze ans qui commence à découvrir sa sexualité. Sa meilleure amie, Mike, est en faveur de son coming-out. Sa première conquête sexuelle a mené à la destruction de son amitié avec son ami, Nathan. Sa famille commence à se briser : sa mère altruiste, Tere est dans le déni que son père les a déjà abandonnés. Une terrible tragédie commence en spirale alors que son oncle Jonbert (Josh Ivan Morales qui ici saigne l’écran) devient l'obsession sexuelle d’AntonioSalle 500 ne fiction originaire des Philipines.






/18H45/
CLAUDIA LOVE FOREVER - Un documentaire de Jérome Marichy sur la vie d'une trans entre prostitution, cabaret at art plastique... Un parcours passionnat !

Projection suivie d’un débat : rencontre avec Claudia Bonnin et Jérôme Marichy
SALLE 100



CoUrTs LeSBiEnS/CoUrTs GaYs


§/19H00/
COURTS LESBIENS 2 : SORCIERES, MES SOEURS -
Salle 300


/19h15/
COURTS GAYS 2 : I WANT YOUR LOVE -
Salle 500





/21h30/
TOO MUCH PUSSY! FEMINIST SLUTS,
A QUEER X SHOW
-
Le nouveau film d'Emilie Jouvet, avec Wendy Delorme...
SALLE 300

/21h45/
INFIDÈLES -
Un film de Claude Pérès, avec Matrcel Schhlutt
SALLE 500

Toutes les infos sur ces séances sur notre site !

jeudi 18 novembre 2010

Soyez les premier(E)s, à découvrir House of Boys, un film poignant sur le sida, en présence de son réalisateur Jean-Claude Schlim et de Benn Northover



Jean-Claude Schlim, le grand réalisateur et producteur Luxembourgeois vous présentera ce soir le film hommage à son compagnon mort du sida, House of Boys. Il sera accompagné d'un des acteurs principaux du film, Ben Northover.

1984. Frank a 18 ans, et il compte bien profiter de la vie pleinement. Après son coming-out, il part à Amsterdam avec sa meilleure amie Emma et il trouve refuge dans un cabaret tenu par Madame (Udo Kier), le House of Boys. Là, il fait la rencontre de Jake (Benjamin Northover), un Américain hétéro, à qui il volera bientôt la vedette mais avec lequel il tissera surtout une relation aussi belle que tragique. Jake souffre en effet d’un mal qui va s’abattre sur toute une communauté, encore peu renseignée sur cette étrange épidémie qui la frappe.

Poignant, puissamment désespéré, House of Boys est un film hommage aux années noires d’une maladie qui vient d’entrer dans sa 3éme décennie avec plus de 30 millions de morts et quelque 40 millions de personnes infectées à travers le monde.


Jean-Claude Schlim travaille depuis 20ans dans la jeune industrie cinématographique du Luxembourg comme producteur exécutif pour des co-productions prestigieuses, 8 1/2Women de Peter Greenaway, L'ombre du vampire d’Elias Merhige, CQ de Roman Coppola... Aujourd'hui producteur indépenadant, il a été consacré Chevalier par S.A.R. le Grand-Duc Henri à l'occasion de la Fête Nationale 2002, House of Boys est son 1er film en tant que réalisateur. Hommage à son ami, mort en 1995, l’écriture du scénario et le long montage financier en ont fait « l’oeuvre de sa vie ».


Benjamin Northover l'un des héros du film, nous fait l'honneur de présenter le film, avec son réalisateur. Né à Suffolk sur la côte Est de l"Angleterre, il est très vite passionné par le cinéma. Il l'étudie d'alleurs au Collège. Ben est notamment récompensé par la critique du Times en 2008, pour son rôle dans Hostage to Terror.
Ce magnifique garçon, non content d'être un des meilleurs comédiens de sa génération, est aussi un photographe et un réalisateur de talent, et celui-ci est reconnu aujourd'hui dans le monde entier !

Le film a reçu le prix du meilleur film luxembourgeois, ainsi que celui de la meilleure contribution technique (Carlo Thiel) au Lëtzebuerger Filmpräis. L’acteur britannique Layke Anderson (X-Men 2, Closing the Ring) donne ici la réplique à Stephen Fry, Udo Kier et au remarquable Benjamin Northover.

Rendez-vous ce soir à 21 hOO Salle 500 pour la projection de House of Boys

Chéries-Chéris vous dit tout sur Infidèles !


Infidèles - Bande annonce
envoyé par infideles. - Les dernières bandes annonces en ligne.


Making of la scène du baiser
envoyé par infideles. - Les dernières bandes annonces en ligne.

Film de Claude Pérès, projeté samedi 21 à 21.40.

Vendredi, Chéries-Chéris vous invite à aimer...


/17H00/
COURTS TRANS ET ++++ -
- Chris - Don Bapst (1)

- Kaden - Harriet Storm (2)

- Morning Milk on the Ducks - Gordon B. Rec (3)

- Moralist Instruction Musical: The Revolutionary Conduct - Lasse Långström (4)

- Christeene - Fix My Dick - PJ Rava, (5)

- Golden Years - Aimee Knight (6)

- Remember me in Red - Hector Ceballos (7)

Salle 500




17H15
CARTE BLANCHE FESTIVAL GAZE -

Fêtant ses 18 ans, le Gaze de Dublin nous propose sa rétrospective des courts métrages les plus marquants. Fondé par Yvonne O'Reilly et Kevin Sexton en 1992, alors que l’homosexualité était encore considérée comme un acte criminel en Irlande, le Gaze est devenu le festival de films LGBT le plus important de son pays et il est l’un des plus respectés au monde. Il a lieu au mois d’août. (1)

+ http://www.gaze.ie/



FILMS :

- First Kiss - Linda Cullen (2)

- Dream Kitchen - Barry Digmann (3)

- Odd Sock - Colette Culle

- A Ferret Called Mickey - Barry Digman (4)

- Bongo Bong - Ken Wardop (5)

- Afternoon - Ruairi McKenna (6)

- James - Connor Clements (7)

Séance présentée par Connor Clements (sous réserves)

Salle 100





/19H00/
LE GAI TAPANT (Hommage à Jean Le Bitoux) -
Intellectuel situationniste, créateur de « Gai Pied », militant pour « Aides », fondateur du Mémorial pour la déportation homosexuelle : Jean Le Bitoux a griffé quarante ans de notre histoire gay. La France serait-elle passée à côté de son Harvey Milk ? De son adolescence entravée à Bordeaux à sa disparition le 21 avril dernier, Le gai tapant accompagne ce citoyen qui refusait d'être de seconde zone. Ce film est celui que Jean se souhaitait - « Mon histoire dans l'Histoire » - mélange détonnant d'intimité pure et de discours acéré.

Projection suivie d’un débat. Rencontre avec Voto et Hélène Barbé

Salle 500



/19H15/
MIND FUCK - Un documentaire hébreu sur un jeune artiste qui tourne son premier film porno !

Eran Koblik Kedar est né en Israël en 1972. Il a suivi les cours du Département Film et Télévision de l’Université de Tel Aviv. Il est scénariste, vidéo artiste, acteur et modèle de nu. Il a réalisé les courts métrages A Trip to Paris (2003), Expelled to Eden (2005), A Short Chronicle of Illness (2006), Kakaphony (2007) et The Shame qui est un des segments de Fucking Different Tel Aviv (2008). Ricardo Rojstaczer est né en 1963 à Buenos Aires, Argentine. Il a étudié à l’Académie de musique de Jérusalem (1991), puis au Bezabel Academy of Art de Jérusalem. Il est artiste, réalisateur, professeur, musicien et photographe. Il a réalisé 1000 pesos 4 shekalim (1999), South Bound (2005), et Kakaphony (2007) et The Shame avec Eran Koblik Kedar. Mind Fuck est qualifié par leurs auteurs de faux documentaire.

Salle 100




/20H45/
HOOTERS! - Salle 300
Documentaire lesbien de Anna Margarita Albelo, construit à partir de portrairs de 40 aristes...en première européenne.

Salle 300




/21H00/.
HOUSE OF BOYS -
1984. Frank a 18 ans, et il compte bien profiter de la vie pleinement. Après son coming-out, il part à Amsterdam avec sa meilleure amie Emma et il trouve refuge dans un cabaret tenu par Madame (Udo Kier), le House of Boys. Là, il fait la rencontre de Jake (Benjamin Northover), un Américain hétéro, à qui il volera bientôt la vedette mais avec lequel il tissera surtout une relation aussi belle que tragique. Jake souffre en effet d’un mal qui va s’abattre comme une lame de fond sur toute une communauté, encore peu renseignée sur cette étrange épidémie qui la frappe...
Un film de Jean-Claude Schlim.

Salle 500

Toutes les infos sur le site des Chéries-Chéris !

mardi 16 novembre 2010

Jeudi, Chéries-Chéris c'est pour toutes les générations, toutes les sexualités, tous les genres ....


/14H30/
COURTS METRAGES POUR SCOLAIRES (réservée aux classes) -
Des cours métrages pour les scolaires, une première pour Chéries-Chéris. Bienvenue aux plus jeunes !
Séance réservée aux classes. Débat avec Céline Sciamma, Bertrand Bonello et Pascal Alex Vincent. Avec SOS Homophobie.
Salle 500


/16H30/
CARTE BLANCHE A PIERRE PHILIPPE - Salle 300
Pierre Philippe, né en 1931 est cinéaste (Midi minuit, 1970, ou Mille et une marguerites, long métrage dédié au quatre-vingt dixième anniversaire de Gaumont), auteur de chansons (pour Jean Guidoni et Juliette), spécialiste du music-hall, du culturisme et du cinéma des origines, romancier (L'air et la chanson) et même metteur en scène d'un spectacle de nu masculin (Peau d'homme). Il est chargé au sein des archives Gaumont d'une mission d'identification, de recherche et de sauvetage. Il collabore au catalogue général de la production Gaumont depuis 1987. Un monument de culture gay, un homme corrosif.
Rencontre avec Pierre Philippe.




/19h00/
HELP
Long-métrage libanais.
Salle 300




/19H15/
TRANSWORLD + COURTS METRAGES -
Transworld est le premier film français réalisé par un transboy, et je suis fier d'en être le réalisateur. Si j’ai fait ce documentaire, dont une version courte a déjà été réalisée, c'est pour donner à voir l'existence du genre transboy, et des transgenres dans le monde entier. Mais aussi parce que je rencontre beaucoup de difficultés et c’est sûrement cela qui me donne envie de me battre. Je parcours l’Europe et le monde, dont l’Afrique du Sud, l’Allemagne et les Etats-Unis, à la rencontre de transboys tous très différents. Dans ce voyage, chaque transboy rencontré m’a amené à la rencontre d'autres transboys de son pays. Il m’a fait visiter son pays et m’a montré ainsi comment cela se déroule chez lui, quelles sont les différences culturelles, juridiques, le vécu et l'histoire de chaque transboy. Par-delà les différences de tous ordres, ce qui nous relie est la même lutte pour l'égalité. Les transboys ont besoin de voir des films faits par des trans. Il y a une attente énorme et je suis très fier de poursuivre mon projet. Je recherche actuellement un producteur et un diffuseur audiovisuel. Je constate aussi que j’ai plus de soutien de la communauté trans à l’étranger que dans ma ville, Paris. Nous avons le droit de choisir d’être ce que l’on ressent, et d'affirmer notre véritable identité. C'est le moteur de mon film. Tant que les inégalités seront là, comme, actuellement, la loi qui impose la stérilisation pour pouvoir changer d’état civil en France, je continuerai à faire des films pour défendre nos droits. À travers ce projet, j’ai appris à mieux comprendre mon identité, et à comprendre les autres. En quelque sorte ce film m’a fait grandir, il m’a ouvert aux différences. Tout cela m’a aussi montré que très peu de gens connaissent la question transboy. Je suis heureux d’offrir mon film à tous ceux qui veulent nous écouter et nous comprendre, nous les transboys, sans nous juger comme la société le fait depuis des années… Voire des siècles ! Cela m’a donné la passion du cinéma et ainsi j’aspire à faire d‘autres films et à réaliser un Transworld en trois parties, partout dans le monde. À chacun son histoire ! » Bradley Fayki

Le film Transworld de Bradley Fayki sera précédé des courts métrages :

+ Roommates Caitlin Parker, USA, 2010, 8’, vostf

Comédie romantique ou comment tomber amoureux de sa colocataire.

+ Point d'interrogarçon (esquisse)
Frédérique Gutman, France 2010, 10' - Avec Frédérique Gutman, France 2010, 10’ - Avec Sylvain Jacquier et Nathalie Jacquier, Axel Léotard, Mauro Cabral, Miguel Missé'

De la Bretagne à l’Argentine, quatre hommes très différents, FTM, accompagnent la réalisatrice dans la traversée des genres, loin de la masculinité dominante et de son ordre social imposé. Le combat des uns, la
renaissance des autres et leur démarche commune bousculent les certitudes et ouvrent de nouveaux horizons.


+ Ring frei
Tom Weller, Allemagne, 2010, 6’, vonst

Un transboy se prépare pour son premier combat de boxe, mais avant le match, il doit faire face à la discrimination dans la salle d'échauffement.

+ Manhood
Mia Enberg, Suède, 1999, 8', vonst

Un film sur Mason, tranny boy de San Francisco.

Séance en présence de Bradley Fayki, en présence de Frédérique Gutman, Tom Weller et Mia Enberg

Salle 300





/21H00/
EA3 -
Projection du nouveau film de Vincent Dieutre, en présence du réalisateur et de Jacques Nollot !
Salle 300




/21h15/
OPEN -
Quand Cynthia, jeune hermaphrodite, rencontre Gen et Jay, un couple qui se remet d’opérations de chirurgie plastique
Salle 500

Tous les programmes en détail !

Le couple de Uncle David : Ashley et David, également metteur en scène du film !


Pascale Ourbih sur Publicg.tv, trooooop fooooort !

Chéries-Chéris sur Publig.tv avec un interview de la pornstar Ashley Ryder !

Royaume-Unis, Norvège, Caraïbes, Philippines, et Despentes comme vous ne l'avez jamais vu, ce mercredi, Chéries-Chéris vous emmène trés loin !


/14H30/
FIT -
Les violences homophobes dans le cadre scolaire... un sujet brûlant traité par cette fiction pleine d'énergie !
Salle 500


/17H00/
L'HOMME QUI AIMAIT YNGVE
Après la destuction du mur de Berlin, en Norvège un nouveau lycéen va boulerversé la vie et les repères d'un ado !
Salle 500

/19H00/
CHILDREN OF GOD -
Le premier long-metrage de Kareem Mortimer met l'éclairage sur la tension homophobe qui regne aux Caraibes, à travers les destins de trois personnages...
Salle 500

/19H15/
DES FILLES ENTRE ELLES -
Documentaire passionnant sur des lesbiennes "nouvelle génération", qui tentent de changer le monde et font bouger les murs !
Salle 300



/21H00/
MUTANTES -
Mutantes est un documentaire de Virginie Despentes sur le féminisme prosexe, pensé à l’origine comme complément audiovisuel de son livre King Kong Théorie. Né aux États-Unis dans les années 80, ce mouvement, contrairement au féminisme abolitioniste, affirme que la représentation des corps et des plaisirs sont des domaines qui doivent être investis par les femmes et les minorités sexuelles, que la pornographie ne doit pas être soumise au contrôle de l’état patriarcal et demande la légalisation du travail sexuel. Les travailleuses sexuelles, les actrices porno, les strip-teaseuses, les lesbiennes ont commencé à s’exprimer et à construire un discours sur ellesmêmes, produisant une nouvelle culture à l’intérieur de laquelle on trouve aussi bien des articles, livres, films, documentaires, musique, comics ou performances artistiques… Virginie Despentes publie Baise-moi en 1993, et l'adapte sept ans plus tard pour le grand écran, en coréalisation avec Coralie Trinh Thi. En 1998, son troisième roman, Les jolies choses obtient le prix de Flore. En 2009, elle réalise son premier documentaire : Mutantes, féminisme porno punk. Elle prépare actuellement l’adaptation de Bye-bye Blondie, son cinquième roman, pour le grand écran, avec Béatrice Dalle, Emmanuelle Béart et Pascal Greggory.
Séance présentée par Virginie Despentes.

Salle 300


/21H15/
BAYAW -
Aux Philippinnes, un thriller halletant et chaud...
Salle 500


Toutes les infos sur ces séances

lundi 15 novembre 2010

Mardi 16 novembre, trois documentaires politiques et militants, sinon rien !


/15H30/
BEAUTY AND BRAINS -
Au Népal, des concours de beauté sont organisés par la communauté...
un beau documentaire intelligent !
Salle 500



/18H00/
EAST/WEST - SEX & POLITICS
Les tentatives de gay-pride de Moscou en 2006 et 2007 furent violemment réprimées.
Ce documentaire revient sur des évènements révoltants...
- Salle 300


/20H30/
OUGANDA, AU NOM DE DIEU -
Un documentaire brûlant d'actualité, sur la pénalisation de l'homosexualité en Ouganda !
Séance organisée en partenariat avec PINK TV.


Projection suivie d’un débat : rencontre avec Dominique Mesmin et Auf Usaam Mukwaya co-organisée par Pink TV

Salle 300

Toutes les infos sur ces programmes

Chéries-Chéris sur Publicg.tv !

La soirée d'ouverture de Chéries-Chéris, avec la projection du film de Laure Charpentier, Gigola !

Qu'elle était belle notre Présidente !




Toute l'équipe de Gigola !


Des grandes amies du Festival !


La réalisatrice craquerait-elle pour son actrice ?

Beaucoup de monde hier pour les Courts lesbiens et gays...



Beaucoup de garçons...


Les réalisateurs présentent leurs courts sur la scène de la salle 500 avant la projection !



La porn-star anglaise Ashley Rider était de passage au Forum. Vous l'avez vu dans Uncle David !

samedi 13 novembre 2010

Des grands films, des courts lesbiens et gays, et des orgasmes multiples en fin de soirée...vous ne haïrez plus jamais le dimanche !!





/14h15/
LA DERNIÈRE FOIS - Salle 300

/14H30/
PAULISTA - Salle 500

/16H30/
COURTS LESBIENS 1 : YULIA - Salle 500

/16H45/
SAGWAN - Salle 300

/18H45/
COURTS GAYS 1 : DRAMA QUEEN - Salle 500

/19H00/
VIOLA DI MARE - Salle 300

/21H00/
BROTHERHOOD - Salle 500

/21H15/
FAKE ORGASM - Salle 300

Toutes et tous au Forum des Images ce dimanche !
Pour avoir toutes les infos sur ces séances, cliquez ici !

CHERIES-CHERIS: La représentation des homosexualités dans le ciném...

CHERIES-CHERIS: La représentation des homosexualités dans le ciném...: "Alessandro Avellis est un habitué du Festival. Son premier opus, Ma saison Super 8 avait remporté vos suffrages... nous parions que ce docu..."

Virginie Despentes raconte Mutantes !


Elle semble loin l'époque où la communauté lesbienne s'écharpait à cause des sex-toys et voyait dans la pénétration un symbole de l'«hétéropatriarcat». Aujourd'hui, la nouvelle génération lesbienne et féministe en France assume son goût pour la sexualité, joue librement avec ses genres, a investi le champ de la (post-)pornographie, et revendique des espaces pour créer de nouvelles subjectivités.

L'écrivaine Virginie Despentes a voulu rendre hommage aux réalisatrices, activistes, sex-workers qui ont précédé la génération libérée d'aujourd'hui et ont tracé la voie de la pornographie faite par des femmes (lire ici).

C'est pour cela qu'elle a réalisé «Mutantes», un documentaire féministe, porno, punk roboratif et passionnant qui a «pour ambition de jouer un rôle salvateur, parce que tranchant sur le discours ambiant qui voudrait que le sexe ne soit jamais aussi bien pratiqué que dans la chambre, que la dignité des femmes dépende toujours de leur sagesse et passivité». Oui les lesbiennes peuvent aimer le sexe, la brutalité, le sex-work et le montrer.

L'écrivaine tire son chapeau à celles qui ont ouvert la voie de la réappropration du corps, de la sexualité des femmes et de ses représentations, aux Etats-Unis dans les années 80: Annie Sprinkle (photo), Maria Beatty, Lynn Breedlove, Candida Royalle, Carol Queen… Et nous donne un très beau panorama de celles plus récentes qui ont repris le flambeau.

Comme le conclut (provisoirement) Virginie Despentes, «le mouvement post-porno est une nouvelle étape de la révolution féministe».

TÊTUE: Comment est né ton projet de documentaire?
VIRGINIE DESPENTES: Je voulais pas faire un truc historique, parce que je savais que je n'aurais pas le fric pour les archives, ni un truc qui parle des tensions féministes avec les abolitionnistes. De toute façon, Antoinette Fouque et Catherine Mac Kinnon n'ont pas voulu nous répondre. J'ai donné la parole à celles qui ont initié tout ça au début des années 1980. Je voulais vite arriver à l'Espagne avec les Barcelonaises et parler d'Émilie Jouvet, le Queer X Show, je trouve ça super bien, c'est donc pas du tout un truc qui s'est éteint à la fin des années 1980. La post-pornographie, ça circule partout aujourd'hui: c'est au pays Basque, à Lubiana, à Berlin. C'est un manifeste pour les lesbiennes. Dans le post-porn, les gens bossent sur des trucs vachement différents les uns des autres, c'est cool, y a pas de problème d'uniformité.
Tristan Taormino, par exemple, est queer depuis toujours et bosse sur des trucs plutôt préventifs vachement bien faits. Le porno, quand tu vois les réactions que ça suscite, c'est clair que c'est un terrain de résistance. Depuis Baise-moi, en France, y a plus eu ce genre de film parce que la loi a parlé très fort, très clairement. Et qu'il faut faire plus de travail sur le sexe pour le sortir du porno. Y a plus de boulot de ce genre-là. À la base, j'adore les films de violence, mais quand tu ne peux pas représenter le sexe, et qu'en violence, tu peux tout te permettre, y a un problème. Et que, du coup, on se retrouve avec des comédies, des comédies, des comédies, y a peut-être autre chose à faire dans le cinéma, et je pense que le porno, c'est un front de résistance important pour le féminisme, quand même. Pas le seul -le porno va rien faire pour les sans-papiers-, mais c'en est un. Et surtout, quand c'est du porno fait par des femmes.

Ton livre King Kong Theory s'adressait plus à toutes les femmes. Ici, tu as fait un documentaire de l'intérieur du monde lesbien et pour les lesbiennes?
Oui c'est plus ce que j'ai voulu faire, un film pour les lesbiennes, je trouve ça bien, le truc qui me frappe le plus pour moi qui devient lesbienne à 35 ans, c'est incroyable, c'est que tu peux voir tous les films lesbiens en un an sans te forcer. La pornographie lesbienne, en trois mois, t'as tout vu. C'est cool. Si les gouines peuvent sortir contentes et les hétéros en se posant quelques questions, pour moi c'est une très bonne chose, car, putain, on n'est pas inondées! (Rires.) Ouais, le côté manifeste de mon documentaire, c'est assumé. Et après, c'est vrai que ce n'a plus été le pendant filmique de King Kong Theory, car ça sortait quatre ans après, là, j'avais envie de faire quelque chose où t'es contente d'être gouine, à la fin.

Tu te considères comme bio-femme, lesbienne, hétéro décentrée, cyborg straight? Ou tu ne te définis pas? Je ne me définis pas. Dans le regard des autres, j'ai l'impression d'être bizarre mais moi je me définis pas. Après, je me pense lesbienne. Je suis en couple depuis quatre ans avec une femme. Et je suis super heureuse.

Tu te dis pas «demain je pourrais être avec un mec»?
Non, même si tout est possible, mais je me le dis jamais. Je suis amoureuse et super à l'aise hors de l'hétérosexualité, cette possibilité d'en être sortie, c'était comme une libération, tu sais mais inattendue, comme Bruce Willis quand il est coincé dans un métro en flammes, il voit une sortie au loin, je me sentais vraiment comme ça, d'un coup, y a une lumière, car j'étais vraiment super mal, je me sentais plus du tout à l'aise dans l'identité « fille hétéro de 35 ans », l'avenir me semblait pas radieux. Ouais, je suis heureuse dans cette vie-là, je ne savais même pas avant que ça m'arrive que c'est au-delà de la sexualité. Ton regard sur toi-même est différent, quand t'ouvres le journal, quand t'allumes la télé, quand tu lis un livre, ton regard change sur tout, et c'est une vraie libération, parce que hétéro, c'est pas marrant. Mais je viens de là, et je peux pas les voir comme très loin. Elles en chient vachement, les filles hétéros. Or quand on est gouine, on est dans un bon espace de sexualité, d'amour, de désir, et il me semble bien de le dire.

Le post-porn, dans son versant sex-work, c'est un outil puissant, charnel, pour se réapproprier son corps mais je connais des lesbiennes qui ont été dans la prostitution et que ça a totalement flingué…
Déjà le post-porn et la prostitution, ce sont des outils complètement différents: a priori le travail sexuel, c'est pour gagner ta vie, le post-porn, c'est pas pour gagner ta vie, ou alors c'est pas une bonne idée. Je connais des gens qui ont été flingués par l'industrie du disque, du cinéma, y a plein de boulots qui te massacrent, gagner ma vie en tant qu'auteure, c'est un super luxe, mais ça m'a fracassé, c'est super dur, y a des moments où t'es désespérée, le public, c'est pas marrant. Même si toi, tu changes pas, le public change autour de toi, parce que t'as plus d'anonymat, parce que t'es comme une conne dans le métro, parce que y a toujours quelqu'un qui te reconnaît, et des fois, t'as juste envie de mourir. Donc ouais, le travail sexuel, parfois, ça te massacre. Mais je connais aussi les gens du disque par exemple, qui ont vécu à l'intérieur de leur branche une véritable guerre civile, et je les trouve pas très différents de la vieille pute du coin. On est dans des systèmes qui nous massacrent pour nous laisser, à la fin, SDF au bord de la rue. Donc bon, j'ai jamais dit que le travail sexuel soit pimpant du tout. C'est un boulot comme un autre, et y a des filles plus douées que d'autres. Mais je crois que comme ledit Norma Jean Almodovar le mariage tue plus que la prostitution... Après, pénaliser les prostituées, ça ne fera jamais rien de bien, mais je suis pas pour le fait de trouver ça glam!

Butler et Preciado que j'avais interviewées parlent de stratégies biopolitiques dans la sexualité, mais on a l'impression que ça manque un peu de tendresse et de romantisme, tout ça...Le post-porno ne doit pas être un terrain qu'on désinvestit parce que ça manque de tendresse ou autre chose. Moi j'adore le post-porno! Je viens pas chercher la tendresse dans le post-porn, Annie Sprinkle parle vachement de ça, c'est le Love Art, et ça m'intéresse beaucoup. Mais y a pas de hiérarchie à faire, le sexuel me semble toujours perturbant aujourd'hui, scandaleux, je vois justement quand on bosse là-dedans le bordel que c'est pour trouver les bonnes limites, les limites des gens, les limites réelles. Par contre si je bossais sur le Rwanda, je pourrais montrer des enfants découpés, personne viendrait me faire chier. Là, je peux pas montrer une fille qui fait pipi dans la rue quoi. Ça reste important de montrer les images qu'on veut, c'est des questions qu'on se pose pour pouvoir passer sur Pink TV le soir, et pas sur RTL à 20h.

Le porno, s'il n'y a que ça, c'est horrible, et c'est pas faire l'amour là, mais c'est un super terrain, et qui me semble intéressant: par exemple les Barcelonaises et leur brutalité, c'est intéressant de montrer ça parce que c'est pas ce qu'on attendrait de filles entre elles, mais bon, elles ont le droit. Mais j'aime imaginer Judith Butler sur le front du romantique...(Rires)

Pas trop angoissée de rentrer en France dans le contexte politique actuel?
Oui, à fond, mais ce qui se passe en Espagne n'est pas trop rassurant non plus, ni avec les nationalismes, ni avec le scandale récent parce que les filles de Zapatero ont dîné avec Obama habillées en gothique. T'as l'impression qu'une guerre peut-être là demain. On traîne des boulets super glauques, super morbides et psychotiques, en Europe. La Seconde Guerre mondiale est pas finie, la Guerre d'Espagne est pas terminée, on se traîne des vrais problématiques totalitaires. On sait que cette logique n'amène jamais rien, les dirigeants peuvent être gagnants, car ils peuvent mieux maîtriser la crise. Je regarde où je peux aller et c'est partout pareil. Après les gens, je les aime bien partout.

Une question sur un autre nerf de la guerre à côté de la pornographie, c'est la maternité dans le féminisme. On va vers une société technophile et qui utilise des utérus artificiels. Tu en penses quoi?
Moi je suis pour. On n'est pas dans une société post-féministe et jamais la propagande n'a été aussi forte pour que les femmes fassent des enfants. Je pense que l'envie de faire des enfants n'est pas si naturelle et si universelle pour toutes les femmes que ça. Elle est créée par un discours qu'on entend depuis une vingtaine d'années, et qui n'a qu'une finalité, c'est qu'on va faire la guerre. On produit des humains, des humains parce que le fils de Sarkozy dans quelques années va les emmener se faire tuer. C'est une propagande de type bonapartiste. La maternité, c'est un pouvoir énorme, et je ne comprends pas pourquoi les femmes ne l'utilisent pas en disant, nous on ne fera plus d'enfants tant qu'ils sont 35 par classe, stop, tant qu'il n'y a pas de crèches, stop, tant qu'on bouffe des OGM, stop... T'as le pouvoir total et tu ne t'en sers jamais?! Pourquoi est-ce que politiquement, on prend jamais le pouvoir? Et après, y a un truc totalement personnel: pourquoi, pour moi, l'utérus artificiel serait une bonne chose, parce que pour moi de venir de la mère, c'est la névrose totale. Faut rompre avec cette tradition de la maman.

T'as déjà eu un désir d'enfant?
J'ai eu un vrai désir d'enfant, autour de 35 ans et j'ai compris que je n'en aurais pas. Comme j'ai eu une vie toxique, mon corps est plus vieux, ça a été un désespoir et, maintenant, ça me va vachement bien. Je connais vachement de gens qui ont des enfants, et, maintenant que je les vois grands, j'en ai plus envie, j'en avais envie quand ils étaient bébés. Je trouve cela vachement dur dans quoi on les met au monde. Les deux sont violents d'en avoir un et de ne pas en avoir un et, pour ça, c'est un vrai piège d'être une fille. Pour en revenir au documentaire, il me semblait bien de faire un documentaire qui ne parlait pas des hommes, ni de maternité ni de contraception, juste un cadeau pour nous!

La visibilité lesbienne explose, les nanas sont sur tous les fronts: féminisme, rock, écriture. Les gays semblent un peu à la traîne...
Oui, peut-être. Mais, en attendant, ils ont marqué le look de tous les garçons hétéros, et c'est génial, parce que quand t'es hétéro, c'est bien les looks de voyou, mais, au bout d'un moment, ça saoûle. Et sur la visibilité lesbienne, on n'y est pas encore, donc, faut en profiter. En même temps, c'est pas encore ça. Tu as des ministres en Espagne qui le sont et des grandes journalistes, mais elles ne le disent pas. On a un truc politique énorme à jouer en disant qu'on est gouine. Parce que hétéro, c'est pas forcément cool, et si tu sais que t'as une alternative, ça va pas du tout être pareil, va y avoir une contagion. Aux hétéros, c'est ça qu'on leur demande, de bien dire qu'elles l'aiment leur merde, leur féminité.
C'est pas la même obligation quand t'es féminine et lesbienne, c'est une «féminité problématique», et c'est bien de dire que la féminité n'appartient pas aux hétéros. Faut qu'on en profite de cette visibilité car va y avoir un retour de bâton rapide et brutal. Je le pense, moi je suis pessimiste, faut le faire à fond et faire passer tout ce qu'on peut, tant qu'on peut, ça peut revenir sous forme de guerre, faudra à nouveau aimer les hommes qui sont partis à la guerre, tout sera remis à sa place.

À quand ton porno lesbien?
Là je suis folle des petites Espagnoles, les Basques et les Barcelonaises, mais c'est vachement compliqué à plein de niveaux, compliqué de demander à des filles de faire quelque chose que je ne fais pas. Comme j'ai déjà fait Baise moi, t'exposes des corps mais qui sont pas le tien. Toutes se mettent en scène, toutes celles qui sont dans mon documentaire jouent dans leurs propres films, à l'exception d'Émilie Jouvet. Je ferai un porno quand je serais prête à jouer dedans, ou alors quand je serai très vieille. (Rires.) Si je fais un porno avec les Barcelonaises, et j'en ai super envie aujourd'hui, y aura une exposition maximale, étant la fille qui a fait Baise-Moi y a dix ans ; on saura ce que le Figaro en pense, VSD, et puis je vais exposer les filles, et ça peut être violent. Quand Maria Beatty fait Post Apocalyptic cowgirls, c'est les gens que ça intéresse qui regardent, c'est un jugement cultivé. Moi si je fais un porno, on saura ce que n'importe quel connard en pense, et ça, c'est violent, le regard des étrangers peut être super blessant.

Propos recueillis par Ursula Del Aguila (programmatrice de la selection lesbienne pour Chéries-Chéris)

Mutantes (Féminisme Porno Punk) de Virginie Despentes.

Une coproduction PinkTV/Morgane
Documentaire/France/2009/90'/Déconseillé aux moins de 16 ans

Mercredi 17 nov. 2010 - 21h00 / Salle 300
Séance présentée par Virginie Despentes.